Mission : Impossible – Protocole Fantôme (de Brad Bird)

8 jan

Quatrième opus de la série des Mission Impossible, Protocole Fontôme est-il celui de trop ou vaut-il la peine d’être vu ?

Autant le dire tout de suite, je n’étais pas un grand fan des précédents opus. Bien que je les ai vu et ne pense pas en avoir gardé un mauvais souvenir, je ne peux pas dire qu’ils soient restés gravé dans ma mémoire. Je ne vais donc pas établir de liens ou de comparaisons entre celui-ci et les précédents. Je vais me contenter de donner mon avis concernant ce long-métrage-ci.

Je dois admettre que je suis très étonné par la façon dont les différentes critiques des médias auréolent ce film. Au delà du fait que c’est un film d’action et qu’il doit être visionné en gardant cela à l’esprit, il ne m’a pas semblé si exceptionnel que ce que j’ai pu en entendre. Quelques points m’ont même agacés. Un plus particulièrement (Au point d’en faire peut-être une fixation) : L’omniprésence de publicités (ce qui n’est pas forcément incompatible avec la qualité d’une bonne œuvre). Je suis bien conscient que c’est un phénomène courant de nos jours dans le cinéma, mais cela faisait longtemps que je n’avais pas été autant frappé par cela. D’autant plus que (et c’est une preuve de mauvais goût selon moi), elles ne sont même pas un tant soit peu camouflées. A tel point que dans la salle de cinéma, au cas où l’on ne l’aurait pas suffisamment remarqué tout au long du film, un rappel d’une marque a été accroché sur de nombreux dossiers de sièges.
Bref je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur ce point étant donné que le but premier de cet article est de vous donner mon avis concernant la qualité du film en lui-même.
Pour ce qui est de l’action, je crois que le paris est réussi, bien que le coté « surenchère » puisse déplaire à certain (il est vrai que l’on peut penser qu’il en a été un peu trop fait). De l’action, il y en a et les fans du genre seront servis. Sans parler des effets spéciaux qui sont au rendez-vous. Cependant, le film souffre de longueurs, et il est vrai que sur la fin, je me demandais quand cela allait se terminer. Sans parler de certaines scènes type « course-poursuite » qui durent un peu trop longtemps à mon goût.

Au final, je crois que ces longueurs et, je dois l’avouer, l’agacement dû aux pubs (d’où mon intérêt de rappeler à quel point un avis et subjectif car il dépend de la personne qui l’émet), ont terni mon impression finale. Et Si ce dernier Mission impossible reste un bon film d’action, il n’a rien qui que le relève à mes yeux au-dessus des autres films du genre.

Note : 6/10

Jonathan

Carnage (de Roman Polanski)

6 jan

Quatre personnes, deux couples, qui se réunissent pour parler d’une querelle opposant leurs enfants respectifs. Tout se passe dans un appartement et toute cette histoire prend des proportions immenses. A tel point qu’à la fin du film, on essaie déjà de se remémorer la suite des événements qui conduit ces quatre adultes apparemment « normaux » à aller aussi loin.
Une chose est sûre, Carnage est un titre plus qu’évocateur qui illustre parfaitement cette dernière création de Roman Polanski.

Je précise tout d’abord que j’ai vu ce film en version originale. Non pas que je soie contre les traductions mais il m’a semblé, en visionnant le lancement en version française, que le jeu des acteurs dans un film avec autant de dialogues mérite d’être observé dans son ensemble. En enlevant la voix des acteurs, c’est une grosse partie de leur travail d’interprétation qu’on ampute.

En parlant justement du travail des acteurs : Les quatre jouent extrêmement bien et c’est un plaisir de regarder des personnages interprétés avec un tel brio. Je pense sincèrement qu’avec une intrigue de ce type, il était d’autant plus important de ne pas se tromper dans le choix des comédiens. En effet, toute l’intrigue se passe un lieu unique et tout repose justement sur les dialogues l’évolution des personnages.

Ce qui est sûre, c’est que l’on ne s’ennuie pas. On rit souvent, et l’on est même amené à se poser des questions et à réfléchir. Le tout est très rythmé et se laisse apprécier à juste titre.
Un bon film du moment que je conseille sans hésiter.

Note : 8/10

Jonathan

A Dangerous Method (de David Cronenberg)

3 jan

Mon avis est quelque peu mitigé concernant ce long métrage.

Cela est peut-être dû, entre autre, à mon état au moment de le visionner. Ce qui est sûr, c’est que, pendant les 1h40 que dure le film, beaucoup de temps est consacré à de longs dialogues entre les différents protagonistes. Et, si l’on ne s’accroche pas suffisamment, perdre le fil est bien vite arrivé. D’autant plus que les références historiques sont nombreuses et que les discussions regorgent de théories philosophiques.

Le film jouit d’un très bon casting avec Keira Knightley  dans le rôle de la première patiente en psychanalyse du docteur Jung, lui même brillamment interprété par Michael Fassbender. Dans le rôle de Sigmund Freud, on retrouve Viggo Mortenson qui n’a rien a envié au deux acteurs précités . Nous avons même droit à Vincent Cassel dans le rôle très original (et qui lui sied à merveille) d’Otto Gross.
Il n’y a donc rien à demander de plus pour ce qui est des acteurs et de leurs prestations (si ce n’est que je trouve que les grimaces de Keira Knightley sensées illustrer sa folie moyennement convaincantes).
En revanche, quelques points m’ont passablement déplus. De nombreux sauts dans le temps, trop fréquents et nous empêchant parfois de comprendre ou d’imaginer convenablement l’évolution des événements. Ce qui donne un aspect décousu au film. Le prochain point peut sembler paradoxal mais c’est ce qui contribue, je crois à mon avis mitigé concernant cette œuvre : Nous avons affaire à un film tout de même trop « technique » et « théorique » pour quelqu’un qui, comme moi, n’est pas un fin connaisseur du sujet. Cependant, il m’a semblé que la balance entre cet aspect et l’aspect émotionnel était suffisamment bien géré pour me permettre de suivre le film sans avoir l’impression de suivre un cours de près de deux heures de psychologie et philosophie. Bref, bien que cela ne plaise pas nécessairement à tout le mode, c’est peut-être une bonne façon de traiter un sujet de ce genre pour qu’il puisse être visionné par un plus grand nombre de personne.

Convaincu que ce film ne plaira pas à tout le monde, je le recommanderais néanmoins aux personnes que le sujet intéresse.

Note : 6/10

Jonathan

C’est reparti !

3 jan

Bonjour bonjour !

Comme promis, après le stress occasionné par les fêtes de fin d’année, j’ai le plaisir de vous annoncer que cineproject reprends de l’activité en ce début d’année (et il était temps) !

Vous aurez donc à nouveaux la possibilité de lire nos critiques concernant divers films récemment sortis au cinéma ainsi que l’occasion, si vous le souhaitez, de réagir et de partager votre propre impression.

Bonne année et bonne lecture à vous !

Jonathan

Malveillance (de Jaume Balagueró)

2 jan

C’est avec un film du réalisateur des deux Rec que je remet en route l’activité du site de cineproject.

Un œuvre très sombre dans laquelle un concierge interprété par Luis Tosar, qui n’a jamais réussi à être heureux, choisit de faire souffrir les habitants de son petit monde que sont les habitants de l’immeuble dont il a la charge.

« Malsain ». Je crois que c’est le mot qui qualifie le mieux le film et l’impression que j’en avais en sortant de la salle. Et, étant donné le titre que lui a donné le réalisateur, je ne pense pas que ce soit quelque chose de négatif. Le dernier long-métrage m’ayant procuré ce genre d’impression était La Piel que Habito de son compatriote Pedro Almodóvar qui, dans son genre, nous laisse tout autant mal à l’aise.
En effet, on ne peut que se mettre à la place de Carla (Marta Etura) qui subit les malveillances de son concierge, jaloux de son sourire. Tout au long du film, il ne va cessé d’aller plus loin pour tenter de la rendre malheureuse  et c’est avec un rythme en crescendo que l’on suit les agissements de ce personnage.

Bien qu’au final, Malveillance souffre de quelques longueurs, je pense qu’il remplit parfaitement ses objectifs et c’est encore frissonnant que l’on sort du cinéma. Il ne faut en revanche pas s’attendre à un film d’horreur tel que Rec et Rec 2. Le réalisateur change ici de registre (bien qu’y aie également quelques scènes avec leur lot de tension).

Avis aux amateurs du genre.

Note : 7/10

Jonathan

Une Séparation (de Asghar Farhadi)

24 juin

Une séparation est une bonne surprise. Le scénario de ce long-métrage iranien est bien plus complexe et subtile que ce que laissent entendre son titre et les résumés que l’on peut lire ici et là. Au delà du thème du divorce qui lui sert d’introduction, on se retrouve face à plusieurs autres tels que la justice, les valeurs familiales, religieuses ainsi que les différences sociales en Iran. Le film est si bien réalisé qu’on se rend bien vite compte qu’au final, personne n’a tord, personne n’a raison. On ressent une certaine pitié pour chacun des personnages.

L’histoire commence très « calmement » avec une scène nous présentant un couple lors d’une procédure de divorce. Sa femme le quitte et Nader se retrouve seul avec sa fille de onze ans pour s’occuper de son père soufrant de la maladie d’Alzheimer. Il va alors engager une femme chargée de s’en occuper la journée lorsqu’il travaille. Mais cette histoire va bien vite se compliquer de manière inattendue et prendre des proportions énormes.

Cette œuvre nous présente une image de l’Iran que l’on ne voit pas dans la presse. Une vision très intimiste qui nous montre aussi les différences internes auxquelles sont confronté les iraniens.
Pour ce qui est des points plus généraux : tant du coté de la réalisation que de celui du jeu des acteurs, le travail à été extrêmement bien soigné. Et c’est sans difficulté que l’on se laisse immerger dans cette tranche de vie mouvementée. Le scénario est très bien écrit et tous ses aspects complexes s’emboitent parfaitement.

C’est donc un film authentique que je recommande sans hésiter.

Note : 8,5/10

Jonathan

Limitless (de Neil Burger)

11 juin

L’être humain n’utiliserait qu’une petite partie de son cerveau. Et si une molécule permettait d’en utiliser la totalité ?

Eddie Mora (Bradley Cooper) est un écrivain. Mais il souffre du problème « de la page blanche » et ne parvient pas à pondre une seule ligne. Une jour, il va rencontrer par hasard son ex-beau-frère dans la rue et celui-ci va lui faire découvrir la MZT qui est, selon ses dires, une nouvelle molécule découverte par une boite pharmaceutique sur le point d’être commercialisée. Elle permettrait d’exploiter la totalité des capacités de son cerveau. Eddie va bien vite se rendre compte des possibilités illimitées qui peuvent s’offrir à lui grâce à cette pilule. Mais quelqu’un d’aussi intelligent attire très vite l’attention et la convoitise…

C’est dans un rôle drastiquement différent de ceux qu’il incarne dans les deux opus de Very Bad Trip que l’ont retrouve Bradley Cooper. Ce rôle plus « sérieux » lui convient tout aussi bien.
Pour ce qui est de l’aspect visuel du film, le réalisateur à su nous donner l’impression de percevoir le monde tel que le héros le perçoit sous l’emprise de MZT. Et ce avec plusieurs effets aussi esthétiques qu’efficaces. Ainsi, le film est truffé d’effets visuels qui sont, à mon sens, très réussis.
En ce qui concerne l’intrigue en elle-même (basée sur un roman), elle comporte de nombreux rebondissements et est traitée de façon très « intelligente ». Il eu été facile de tomber dans le cliché avec un thème comme celui-ci. Pourtant, plus j’y repense, plus je me dis que l’histoire est bien plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Un détail peut nous faire penser telle chose qui implique elle-même autre chose. Bref, je n’ai plus qu’a me refaire une séance en étant particulièrement attentif pour tenter de découvrir ce qui se cache dans le fond du scénario.

Vous l’aurez compris, j’ai apprécié Limitless et je pense que c’est un bon thriller à voir en ce moment au cinéma. Entre son aspect purement esthétique, sa réalisation soignée ainsi que l’énergie que met Bradley Cooper dans son rôle, c’est un bon spectacle qui vaut le détour.

Note : 8.5

Jonathan