
C’est avec un film du réalisateur des deux Rec que je remet en route l’activité du site de cineproject.
Un œuvre très sombre dans laquelle un concierge interprété par Luis Tosar, qui n’a jamais réussi à être heureux, choisit de faire souffrir les habitants de son petit monde que sont les habitants de l’immeuble dont il a la charge.
"Malsain". Je crois que c’est le mot qui qualifie le mieux le film et l’impression que j’en avais en sortant de la salle. Et, étant donné le titre que lui a donné le réalisateur, je ne pense pas que ce soit quelque chose de négatif. Le dernier long-métrage m’ayant procuré ce genre d’impression était La Piel que Habito de son compatriote Pedro Almodóvar qui, dans son genre, nous laisse tout autant mal à l’aise.
En effet, on ne peut que se mettre à la place de Carla (Marta Etura) qui subit les malveillances de son concierge, jaloux de son sourire. Tout au long du film, il ne va cessé d’aller plus loin pour tenter de la rendre malheureuse et c’est avec un rythme en crescendo que l’on suit les agissements de ce personnage.
Bien qu’au final, Malveillance souffre de quelques longueurs, je pense qu’il remplit parfaitement ses objectifs et c’est encore frissonnant que l’on sort du cinéma. Il ne faut en revanche pas s’attendre à un film d’horreur tel que Rec et Rec 2. Le réalisateur change ici de registre (bien qu’y aie également quelques scènes avec leur lot de tension).
Avis aux amateurs du genre.
Note : 7/10
Jonathan