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Carancho (de Pablo Trapero)

26 fév

Sujet récurent même dans nos contrées, la sécurité routière est catastrophique en Argentine. C’est d’ailleurs un des sujet de ce film (Argentin justement) dans lequel on suit une urgentiste, Luján, récemment arrivée à Buenos Aires et forcée d’effectuer des garde de nuit dans cette ville où les accidents foisonnent.  Surmenée par le stress et la fatigue, elle se drogue pour tenir le coup. Lors d’une de ses sorties nocturnes, elle va faire la rencontre de Sosa. Il s’agit en fait d’un avocat faisant partie de ce qu’ils appellent "la fondation" ; organisme qui profite du système des assurances et de la corruption afin d’ammasser l’argent des indemnités sur le dos des victimes d’accidents. Sosa est donc "un rapace", nom donné au personne faisant usage de ces pratiques, rodant près de l’hôpital dans lequel travaille Luján. C’est ainsi que commence leur histoire.

Ce film nous plonge dans un contexte très différent de celui dont on a l’habitude de façon très réussie. Pendant tout la durée du film, on ne peut être que dépaysé. Les plans sont magnifiquement travaillé, et l’ambiance, glauque et violente, est très réussie. Des plans de nuits en passant par ceux dans l’hôpital, tout est très soigné et adapté au style du long métrage. On peut toutefois lui reprocher certaines longueurs. Les éléments prennent peut être un peu de temps à se mettre en place. Il faut donc être d’humeur adaptée pour pouvoir apprécier ce film (une grosse fatigue ainsi qu’un taux d’alcool dans le sang trop élevé sont donc déconseillés).

Je dirais que c’est un bon film dans l’ensemble. Au-delà des longueurs abordée plus tôt, l’ambiance et le contexte du film ainsi que le jeu des acteurs (sujet que je n’ai pas traité mais, il faut le dire, les acteurs jouent tous extrêmement bien !) suffisent à aller le voir.

Note : 7/10

Jonathan


Biutiful (de Alejandro González Inárritu)

6 nov


Salut!

Aujourd’hui je vais parler de Biutiful, film espagnole et mexicain d’Inarritu. Pour ceux qui ne le connaissent pas bien, il est également le réalisateur de Babel (avec Brad Pitt) et 21 Grams (avec Sean Penn). On ne peut donc s’attendre qu’à un bon film de la part d’un tel réalisateur.
On retrouve également Javier Bardem que l’on a pu voir récemment dans Mange Prie Aime ou moins récemment dans No Country For Old Men (Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 2007), et qui, avec ce film, récolte le prix de l’interprétation masculine du Festival de Cannes (2010).
D’après ce que j’avais entendu et vu, je m’étais fait une idée assez sombre de l’histoire avant d’aller voir ce film. J’ai été servis! Inarritu est très bon quand il s’agit de mettre en scène la cruelle réalité.
Dans ce film, Uxbal (Javier Bardem) est le père de deux enfants qu’il élève seul dans un appartement d’un quartier pauvre de Barcelone. Dans sa vie, il est à tout bout de champ confronté à la mort tant par ses gagnes-pain que par un autre événement qui va jouer un grand rôle dans le film. L’accumulation de ses tourments et cet événement, en particulier, vont le pousser à vouloir réparer ses erreurs passées et aimer ses enfants encore plus qu’avant.
J’ai été surpris par ce film dans le sens où on est, réellement, confronté à une pauvreté dure qui n’est pas seulement une pauvreté de confort mais une pauvreté qui joue sur la vie des personnages.

Note: 8/10

Romain