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La Solitude Des Nombres Premiers (de Saverio Costanzo)

16 mai

Je vais vous parler aujourd’hui d’un film pour le moins spécial que je suis aller voir hier soir : La Solitude Des Nombres Premiers.

Quatre époques pour nous raconter deux vies torturées (1984, 1991, 2001, 2008) : celles de Mattia et Alice. Tous deux on vécu un événement traumatisant dans leur enfance qui va influencer ce qu’ils vont devenir par la suite.

Le réalisateur va jouer avec la chronologie du film et des quatre époques citées plus haut pour nous faire comprendre comment les deux protagonistes sont devenus ce qu’ils sont et nous faire revivre leur parcours difficiles. La réalisation est très soignée. Que cela soit au niveau de la photographie mais également de la bande-son avec des musiques collant tout à fait au différentes époques. Reste que c’est un film extrêmement spécial à mon goût. Il met beaucoup de temps à se mettre en place et chaque scène ou évènement a tendance à tirer en longueur. A tel point que la durée du film (1h58) m’a parue plus longue que ce qu’elle était en réalité.
Il y a dans ce film une sorte d’ambiance un peu mal-saine tout du long (avec d’ailleurs quelque scènes se rapprochant du film d’angoisse). Les émotions sont parfaitement retransmises aux spectateurs et c’est quelque peu pataud que l’on sort de la salle. Les acteurs sont très bon et la transformation physique qu’ils ont du subir pour illustrer deux époques est très impressionnante.
D’un point de vue plus général, j’étais un peu frustré en sortant de la salle, car si ce film ne m’a pas totalement laissé indifférent, je ne suis pas sur d’avoir toujours compris où voulait en venir le réalisateur. Je pense que ce n’est pas un film très accessible ni un film à voir n’importe-quand. Je ne le recommanderais pas à tout le monde. Peut-être aux curieux, avec quelques réserves toutefois.

Note : 4.5/10

Jonathan

Titeuf, Le Film 3D (de Zep)

17 avr

On reste dans la série des films familiaux avec, aujourd’hui, la dernière aventure du personnage créé par Zep : Titeuf, Le Film.

On retrouve tout l’univers que l’on connaît dans ce film d’animation en 3D. On suit Titeuf, avec sa perception particulière du monde qui l’entoure ainsi que des problèmes qui vont avec. Il soigne toujours autant son attitude pour plaire à Nadia. Il va pourtant finir par découvrir que celle-ci va bientôt fêter son anniversaire et qu’il n’est pas invité. Titeuf va alors inventer tout un stratagème pour être de la partie. Parallèlement, comme si cela ne suffisait pas, sa maman part à la campagne, chez « mémé », « pour réflechir ». Décidément, il ne comprendra jamais les adultes.

Coté esthétique, bien que j’étais plutôt craintif à l’idée que cet opus de Titeuf soie en 3D, je dois avouer que c’est plutôt réussi.  C’est soigné, coloré et colle à l’univers de la BD. L’histoire en elle-même ne m’a pas époustouflée. J’ai obtenu ce que j’attendais, mais sans beaucoup plus. A noter toutefois que, contrairement à la série ou au dessin-animé, il y a, dans ce film, un aspect émotionnel qui est bien plus développé. On passe un peu par toute les émotions en gardant le point de vue très décalé (et pourtant bien retranscrit) de Titeuf, enfant. Avec cet aspect toujours présent dans les aventures de Titeuf : La difficulté pour les enfants de comprendre les problèmes des adultes,et vice versa. J’ajouterai toutefois que je n’ai pas bien compris ce que venait faire la scène avec Johnny Haliday au milieu de tout cela. En revanche, le quatuor regroupant Goldman, Cabrel, Benabar et Souchon est réussi et s’intègre bien dans la bande-son du film.

Pour terminer, je dirais que le film est bien réalisé mais il manque toutefois un petit quelque chose de neuf là-dedans. Pour ceux qui on grandit avec les BDs, ce film vous permettra certainement de vous replonger dans cet univers.

Note : 6/10

Jonathan


Paul (de Greg Mottola)

14 mar

Un Alien qui fume des joints, boit de l’alcool, jure et rote ? C’est le portraît de Paul, l’Alien vedette de la dernière comédie du même nom que je suis aller voir dans laquelle on retrouve Simon Pegg et Nick Frost (qui ont notamment joué dans Hot Fuzz ainsi que Shaun of the Dead pour vous donner une idée) dans le rôle de deux Geeks profonds en voyage aux USA.

Paul s’est crashé il y a de cela à peu près 60 ans aux États-Unis et collabore depuis avec le gouvernement américain. On lui doit une grande partie de l’avancée technologique acquise par l’humanité depuis son arrivée. Il aurait également inspiré Spealberg lui-même lorsqu’il a créé ET et sera à la base de la plupart des idée que l’on a concernant les extras-terrestres. Mais voilà, le problème est qu’à force d’être trop gentil, le gouvernement en attend toujours plus de notre homme vert. A tel point qu’ils veulent maintenant s’en prendre à son intégrité physique. Paul va alors s’échapper au volant d’une voiture. Étant-donné qu’il ne conduit pas très bien, il va finir pas avoir un accident. C’est à ce moment là qu’il rencontre nos deux amoureux de science-fiction et les convainc de l’aider à semer les agents chargés de l’intercepter.

On a affaire à une bonne grosse comédie. On enchaîne les gags, on rit. Le film démarre bien, on se laisse facilement aller à suivre nos deux protagonistes dans leurs pèlerinage. Les deux acteurs collent bien à leurs rôles et Paul, en extra-terrestre ayant accumulé pendant soixante ans toutes les mauvaises habitudes qui nous caractérisent, est bien marrant. On ne voit pas souvent un alien présenté  sous cet angle.
Cependant, le film tire en longueur dans sa deuxième partie et vire un peu, selon moi, au film course-poursuite vu et revus de nombreuse fois (avec deux-trois gags en plus). On se marre moins au fur et à mesure que le film avance et on commence à regarder sa montre. C’est dommage, c’était pourtant bien parti.

C’est donc tout de même un film drôle à regarder entre potes mais la deuxième partie du film n’est pas à la hauteur.

Note : 5/10

Jonathan


Rango (de Gore Verbinski)

8 mar

Rango, dernier film d’animation avec, dans la voix du rôle principal, Johnny Depp.

C’est l’histoire d’un caméléon vivant dans un terrarium avec, pour seule compagnie, un poisson en plastique et un torse de Barbie. Pas très folichon. Lors d’un accident de voiture de ses « propriétaires », le terrarium se brise et ceux-ci s’en vont en laissant leur caméléon seul, au milieu du désert, sur la route. Celui-ci va alors commencer à marcher tout en découvrant le dur aspect de la vie dans le désert, qu’il n’a certes pas connu dans son terrarium douillet (il s’en rend compte maintenant), jusqu’à arriver à Dirt, petite ville dans laquelle la denrée la plus précieuse et rare est l’eau. Il va alors se choisir le nom de Rango et se faire passer pour un héros qu’il n’est pas. Ce qui va l’amener à devoir assumer ce qu’il raconte.

Ce film d’animation aux qualités graphiques incontestables m’a séduit par son ambiance et ses décors. Les détails, tant dans les personnages, d’une diversité impressionnante que dans l’environnement ont été extrêmement soignés. De ce coté là, rien à redire, ça fait du bien aux yeux. Coté blagues, le film est drôle et contient pas mal de scènes amusantes. Les doublages sont excellents (celui de Johnny Depp ne nous déçoit pas). Mais j’ai tout de même trouvé que le film souffrait de quelques longueurs et que le scénario, s’il est bien pensé, se perd par moment dans ses méandres et suit parfois un peu trop le schéma classique de ce type de film.

Cela reste un bon film à voir, ne serait-ce que pour sa beauté (repensez au premier Toy Story si vous allez voir Rango) et ses décors, mais le scénario n’a pas su combler toute mes attentes. Vos avis sont, comme toujours, les bienvenus !

Note : 6/10

Jonathan


Skyline (de Colin Strause et Greg Strause)

19 jan

Nouveau venu parmi les nombreux films traitant du thème des envahisseurs : Skyline, dans lequel on assiste à l’arrivée d’une ribambelle d’aliens débarquant sur terre pour nous sucer le cerveau !! (Je sais, ça paraît bateau comme ça… et pourtant, c’est bien de cela que ce film parle.)

Bon, je ne vais pas faire traîner les choses, ce film n’était pas d’un très haut niveau. En effet, les dialogues sont à la limite du gag et les acteurs (dont la plupart sont des acteurs plus connus pour jouer dans des séries) ne nous montrent vraiment pas une prestation digne de ce qui se fait de mieux aujourd’hui dans le monde du cinéma.
Pour ce qui est du scénario, en plus du fait qu’il ne soit pas très original (c.f. premier paragraphe), n’est pas du tout aboutit et passe du cliché, à la déception, et au recliché. A tel point qu’arrivé à la fin (fin dont je ne comprends toujours pas le sens et qui est digne d’une sorte de jeux-vidéo), on ne se demande plus ce qui est passé par la tête du scénariste pour nous pondre quelque chose comme cela.

Bref, au final, le seul point positif  de ce film reste les effets spéciaux. De ce coté là, rien à redire. C’est dommage, car j’en attendais quand même plus, n’étant pas fermé à ce genre de long-métrage type « envahisseur », du moment qu’ils soient bien réalisés.

Je vais m’arrêter là. Je ne vous conseille donc pas de payer pour aller voir ce film au cinéma. Si vous voulez tout de même le voire, par curiosité, ou pour rigoler, le DVD vous suffira.

Note : 4/10

Jonathan


Somewhere (de Sofia Coppola)

18 jan

Aujourd’hui, un film peu commun qui me laisse hésitant. En effet, c’est ce genre de film qui ne raconte pas une histoire dans le sens habituel du terme mais qui nous présente plutôt une tranche de vie, un quotidien. Qui nous fait entrer dans la routine de Johnny Marco (incarné par Stefen Dorff), acteur, vivant dans un hôtel et s’occupant de temps à autre de sa fille de 11 ans. Bon, il y a quand même un début et une fin dans ce film, mais du genre qui ne plaisent pas forcément à tout le monde.

Le fait est que Sofia Coppola a choisit une ambiance bien particulière. Plans prolongés, beaucoup de moments sans dialogues, un rythme très lent, etc… On suit l’acteur durant toutes les 1h38 qu’a duré le film.

Je dois dire qu’en y repensant, j’ai bien aimé ce film. C’est un style qui ne me laisse pas indifférent. Il est vrai que le film m’a paru plus long que ce qu’il a duré, mais cela ne m’a pas déplu (et pour reprendre le « truc » de Romain au sujet de la montre ; je ne l’ai pas regardé une seule fois). Il est vrai que le film est lent, très lent. Mais la vie de cet acteur à la vie morne m’a… intéressé. Ses rapports avec sa fille sont touchants. J’ai aussi bien apprécié la fin.
En revanche, il est vrai qu’il manque un petit quelque chose à ce film qui en aurait fait quelque chose de mieux (et de plus apprécié du public : les avis sont plus que mitigés à propos de ce film, voire pas très bons).

Je ne recommande donc pas forcément ce film. Je dirais que, si d’après ma description, vous pensez être comme moi et appréciez ce genre de film, allez-y. Au contraire si vous ne vous êtes pas du tout reconnu, laissez passer et regardez-le éventuellement en DVD tranquillement à la maison.
Ma note est donc à prendre avec des pincettes ! ;D

Note : 7/10

Jonathan

Je vous mets la bande-annonce en VO car c’est ainsi que je l’ai vu.)

Les Trois Prochains Jours (de Paul Haggis)

10 jan

Bonsoir !

Alors, histoire de bien reprendre le rythme, je me lance ce soir en vous parlant du dernier film de Paul Haggis : Les Trois Prochains Jours.

Pour faire un court résumé, c’est l’histoire de John Brennan (interprété par Russell Crowe) qui voit un matin sa femme femme emmenée par la police, puis condamnée pour meurtre. Convaincu de son innocence, celui-ci va alors progressivement réfléchir en différentes alternatives qui permettraient à sa femme de retrouver la liberté.

Je ne vous en dit pas plus et vous donne maintenant mon avis concernant ce long-métrage. C’est, à mon sens, un très bon film, son doute le meilleur que j’ai vu au cinéma depuis le début du mois de décembre. Russell Crowe joue, comme d’habitude, très bien et Elizabeth Banks (qui interprète sa femme) également. Coté mise en scène, Paul haggis nous fait à nouveau part de son savoir faire en la matière.
Un autre point qui m’a plus, peut-être plus arbitraire, concerne la durée du film. En effet, j’ai un peu le sentiment ces dernier temps, que la durée prime sur le reste et que, pour faire tenir un film dans les 1 heure 30 d’usage, la qualité en pâtit quelque fois, voire assez souvent. Pour ce qui est de ce film, le réalisateur a pris son temps (le film dure 2 heures 13) pour laisser l’histoire et les divers sentiments se mettre en place. Et cela se ressent très positivement au final.
Bien que le coté émotionnel ne soit délaissé, la tension et les rebondissements ne sont pas laissés de cotés pour autant et sont très réussis.

Bref, je vous conseil ce film si vous voulez vous faire un ciné et passer un bon moment.

Note : 9/10

Jonathan